L'écrivain Sarde Gavino Ledda parle de son île natale comme "d'une terre de feu et de pierres, née d'un pacte entre le Créateur et le Diable".
Il évoque ainsi l'extrême sensibilité des forêts aux incendies. Il vrai que le terrain est particulièrement propice : pentes escarpées, sols retenant peu l'eau, lacs naturels très peu nombreux, vents quasi permanents, sécheresses estivales et températures élevées. Tout est là.
Comme si cela ne suffisait pas, l'homme a bien entendu aggravé les choses par une surexploitation à la fin du XIXème siècle et au début du XXème (charbon de bois, traverses de chemin de fer). Le tout aggravé par l'exode rurale qui, ici comme ailleurs, a pour résultat un moindre entretien des espaces naturels. Même les Phéniciens, avant le début de l'ère Chrétienne déjà, abattaient les forêts pour en chasser les maquisards qui leur résistaient.
Le résultat en est que les forêts en Sardaigne sont peu nombreuses. Elles sont plus vastes et plus hautes dans le nord de l'île ou il reste encore des forêts de chênes originelles.
Aujourd'hui La Région Autonome de Sardaigne a mis en place des moyens en homme et en matériels pour une surveillance permanente et des interventions rapides.
Il reste que la fragilité naturelle de la forêt demeure et que personne ne peut, ni ne doit, se permettre la moindre négligence... Vous m'avez compris !
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